La politique dans la cause animale

"La politique c’est le fonctionnement d’une société. Elle porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de celle-ci."

La Libération Animale n'est pas de la Protection Animale

 

La Libération animale c’est lutter pour que les droits fondamentaux de tou-tes les individu-es non humain-es, quel que soit leur espèce, soient respectés. C’est exiger leur libération et refuser leur exploitation. La Libération Animale est antispéciste, végane et contre toutes les formes de dominations, d’exploitations ou de discriminations.. Les militant-es de la LA sont généralement engagé-es dans d’autres luttes émancipatrices (féminisme, antifascisme, lutte des classes, anarchisme) car les schémas d’oppressions se rejoignent et les mécanismes pour les détruire sont similaires. La Convergence des Luttes se concentre sur les racines de l’oppression. Nous ne pouvons pas faire un changement systémique dans la société , sans une analyse complète du pouvoir et des dominations. Défier l’oppression d’un groupe nous oblige à comprendre l’oppression des autres, et de défier l’oppression de tou-tes.

Ces animaux vont ils être sauvés par la PA (végétarien-nes inclu-es)? (visuel fait par : Veggie Poulette)
Ces animaux vont ils être sauvés par la PA (végétarien-nes inclu-es)? (visuel fait par : Veggie Poulette)

La Protection animale c'est militer pour des réformes de bien être sans remettre en cause l'exploitation animale. C'est demander des cages plus grandes ou des morts plus douces, c'est demander des méthodes d'exploitation éthiques plutôt que demander la liberté des animaux. La Protection Animale ne concerne que certaines espèces dites "de compagnie" ou ayant des caractéristiques bien précises. Ça concerne aussi des cas de sévices avérés sur les animaux quel que soient leur espèce, les auteur-es de ces violences étant pris à parti sans remise en cause du système les ayant conduit à avoir des comportements violents envers les animaux ni sur la participation active des individu-es finançant ces entreprises (consommateur-ices) . L'écrasante majorité des personnes se revendiquant de la PA sont spécistes, non vegan et non engagé-es dans d'autres luttes pour les droits des humain-es. Iels ne remettent pas en cause les dominations étatiques et l'ordre établi par les dirigeant-es et ses forces armées.

"Il ne faut pas mélanger la politique et les animaux"


C'est surement la phrase qui ressort le plus dès lors qu'il est question de remettre en cause la présence d'individu-es, de propos racistes ou discriminants au sein de la cause animale.
Nous sommes racisé-es (non blanc-hes), homo, trans, non binaire, non valide, anormal-e et nous luttons pour le droit des animaux. Le racisme et les discriminations qui nous touchent sont omniprésentes au sein de la protection animale. A l'instar de Brigitte Bardot, ce sont des centaines d'autres individu-es qui tiennent des propos blessants à notre égard.
Nous voulons pouvoir manifester et agir pour les animaux sans être stigmatisé-es parce que des personnes ne nous trouvent pas assez blanc-hes ou pas assez hétéro à leur goût.
Les animaux n'ont que faire que nous ne correspondions pas à leur normes étriquées, ils veulent être libérés de leur cages et pour ça ils ont besoin que du monde se mobilise. Si les oppresseur-ses fascistes ne refusent pas notre présence (ça arrive quelques fois) iels font en sorte que nous partions de nous même. Ce sont ces insultes, ces regards, ce mépris que la plupart des militant-es blanc-hes ne voient même pas qui divisent et affaiblissent la cause animale. Ce sont ces propos nous accusant d'être responsables de ces divisions que la PA nous lance quand on ose dénoncer des comportements oppressifs. Au lieu de lutter contre les personnes oppressives, les militant-es de la PA luttent contre celleuxs qui en sont victimes et qui défendent leur droit de militer.

 

L’extrême droite gangrène la cause animale


Au sein de la protection animale des personnes d’extrême droite ont leur place, comme ce fut le cas pour Esteban Morillo militant de feu 3ème voix qui malgré l'alerte donné aux associations de PA, n'a pas été évincé. Cet homme à, quelques mois après avoir paradé dans une manifestation contre la fourrure et fiché des militant-es vegan antifa, assassiné l'un d'eux, Clément Méric, le 05 Juin 2013 en plein paris.


L’extrême droite tente de récupérer la cause animale, non pas pour aider les animaux (cherchez bien les vegans au sein de leurs organisations) mais parce qu'il est facile de se réapproprier cette cause afin de stigmatiser les personnes de confession Juives ou Musulmanes. Les animaux ne sont que des instruments pour elleux, iels ne sont pas pour leur libération mais choisissent certains critères qui leur permettent d'attiser la haine raciale (campagnes visant les Rroms et la mendicité, contre l'abattage hallal et casher, contre la consommation des chiens et des chats dans les pays asiatiques, etc)
Les seules personnes qui au sein de la cause animale font la promotion de partis politiques ce sont encore des militant-es d’extrême droite. C'est le cas de Brigitte Bardot qui appelle à voter FN alors qu'elle a été maintes fois condamnée pour incitation à la haine raciale ou de militant-es ouvertement xénophobes et misanthropes qui instrumentalisent les animaux pour déverser leur haine des humain-es. Dans l'écrasante majorité des cas, ces personnes participent elles-même au massacre des animaux car elles ne sont pas vegan.

 

Nos revendication ont un but, faire évoluer le statut des animaux

 

La cause animale est politique car nous demandons des droits pour les animaux. Quand nous manifestons, quand nous faisons signer des pétitions, quand nous refusons de financer des produits et des lieux où les animaux sont exploités, c'est une façon évidente d'alerter les politicien-nes et de faire pression pour que le statut des animaux soit reconsidéré.

Prétexter qu'on ne fait pas de politique au sein de la cause animale c'est nier naïvement que nous luttons pour obtenir des résultats, pour faire abolir des pratiques spécistes. C'est refuser la place des animaux au sein des débats publics. C'est oublier que si les animaux sont victimes du spécisme dans les abattoirs, les arènes, les laboratoires de vivisection ou ailleurs c'est parce qu'il existe des lois qui l'autorisent.

 

Contre la récupération des symboles antifascistes et anarchistes


Les mouvements de libération animale ont de tout temps été le fondés par des militant-es anarchistes et antifascistes. C'est le cas des Hunt Saboteurs, de l'ALF (Animal Liberation Front), Shac Attack, etc.
Ces symboles sont régulièrement repris par des personnes d’extrême droite à des fins commerciales (film, vêtements, etc) ou ne se revendiquant pas anarchiste ou antifasciste.

1Symbolise la libération de tou-tes les individu-es de l'exploitation qu'iels subissent.
2Animal Liberation Front dont le A symbolise l'anarchie.
3Version antispéciste des drapeaux symbolisant l'antifascisme. Le vert est la couleur de l' antispécisme et le noir couleur de l'anarchisme.
5Symbole Veganarchiste, mélant le A d'anarchie et le V de véganisme.

 

L'antifascisme est par antagonisme l'inverse du fascisme qui est caractérisé par le racisme, l'antisémitisme, et les autres formes de discriminations ainsi que par le fait d'imposer des idées nuisant aux droits fondamentaux des individu-es, par la force et la violence.

 

L'anarchisme est une lutte sociale contre toutes les formes de dominations, de hiérarchies et contre le capitalisme. L'anarchie n'a rien à voir avec les théories conspirationnistes new age et le négationnisme instaurés par des personnalités politiques comme Etienne Chouard, Pierre Rahbi, Soral et consorts.

 

Ne laissons plus la PA s'approprier la cause animale, réapproprions nous nos symboles, nos actions et notre droit de militer sans subir les assauts d'usurpateur-ices qui n'ont que faire du droit des animaux. Écartons et dénonçons celleux qui collaborent avec l'état et ses forces armées spécistes, qui agressent nos camarades et qui instrumentalisent les victimes animales.


Jusqu'à que toutes les cages soient vides, parce que nous n'avons rien à perdre à part nos chaines

 

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texte réalisé par le Réseau Antispéciste Gard et Environs