Libération Animale, Écologie Radicale, Révolution Sociale


L'écologie est au cœur des débats pourtant la majorité des individu-es prétendant défendre la planète (associations, personnalités et partis politiques) ne se penchent pas -volontairement- sur les problèmes liés à l'exploitation animale et à la production végétale qui y est liée.

 

Soyons clairs, nous sommes véganes pour les animaux, parce que leur droits fondamentaux doivent être respectés et parce que le spécisme doit être abolit.

 

En revanche, il n'y a pas pire hypocrisie de dire qu'on lutte contre le réchauffement climatique, la déforestation et les pollutions sans remettre en cause un mode de vie qui fait directement parti du problème.

 

Nous ne voulons pas de ces discours qui encore une fois déplacent le problème en accusant les animaux de voler la nourriture des pays pauvres ou de polluer avec leurs déjections. Le capitalisme est le seul responsable de ce carnage et les victimes sont collatérales, humaines et animales.

 

Les solutions aux problèmes environnementaux liés à l'exploitation animale ne seront jamais exposés clairement par les médias et ses dirigeant-es car ils mettent en péril le capitalisme des industries animales (un des plus gros lobby mondial) et la quiétude sociale.

 

Demander aux consommateur-ices de renoncer aux produits issus des animaux ce n'est pas seulement risquer de les froisser, c'est aussi provoquer la colère des éleveur-ses et agriculteur-ices, c'est des blocages de camions sur les routes, du vandalisme et des confrontations violentes, c'est un pays qui se paralyse et qui n'est plus capable de nourrir sa population. Les dirigeant-es n'ont aucun intérêt à gérer une crise de cette ampleur, à perdre des milliards d'euros tout en risquant une révolte sociétale.

 

Les riches sont coupables de cette situation qui met les agriculteur-ices dans un rouleau compresseur. La course à la rentabilité au détriment du bon sens, les pressions sociales, les injonctions à industrialiser sa production sont des conséquences directes instaurées par l'état capitaliste. Ce sont tout ces mécanismes, qui sont responsables d'une production qui détruit la planète et ses habitant-es humain-es et animaux, qui favorisent une agriculture intensive, qui stérilise les sols. Ces solutions, loin d'être pérenne ont des conséquences désastreuses. Maladies liées aux conditions d'élevages ( H5n1, fièvre aphteuse, vache folle, H1N1 ), chosification des animaux, détresse sociale des agriculteur-ices.

 

Il est souvent dit que le véganisme entrainera des pertes d'emploi, que les éleveur-ses se retrouveront dans une situation précaire. Ne vous trompez pas, c'est déjà le cas. Les agriculteur-ices manifestent parce qu'iels n'existe plus aucune solution viable. Il ne faut pas croire que les promesses de subventions permettront un changement bénéfique dans le temps.

 

Le capitalisme endort le peuple, de la même façon qu'il ment aux consommateur-ices en cachant la réalité de l'exploitation animale, il fait croire en un avenir aux éleveur-ses alors que leur mort est déjà programmée.

 

Le capitalisme à fini par tuer la main qui le nourrissait. Il a détruit les vies animales et humaines, il a détruit les forêts et pollué les cours d'eau. Il ne faut plus rien attendre de ces représentant-es, de leur courbettes et de leur promesses.

 

Nous devons reconsidérer les vies animales, reconsidérer la terre et ses richesses.

 

Un changement est possible, sortons du capitalisme, épargnons et respectons les animaux car leur vie leur appartient, réapproprions nous la production végétale qui nous est volée, réorganisons le partage et l'entraide, défendons nos droits et toutes les vies, humaines et animales.

 

Autogestion et véganisme, parce que nous n'avons pas besoin de travailler pour vivre. Parce que nos vies et nos forces doivent se lier afin de mettre un coup de fusil à l'état.

 

Nous n'avons rien à perdre car ils nous ont déjà tout pris.