Charte du collectif


Le Réseau Antispéciste Gard et Environs est un collectif basé sur le Grand Avignon. Il est composé de militant-es véganes et antifascistes.

 

Nous luttons contre toutes les formes d’exploitations, de dominations et de discriminations, envers les animaux humains et non humains.

 

Le RAGE a pour but de promouvoir l'antispécisme, qui est le seul moyen éthique de considérer les animaux comme étant des individus à part entière.


Véganisme

 

Le véganisme se base sur le respect des animaux (non humains) en tant qu’individus sentients ainsi qu’au droit à la vie de ces derniers. Cela implique de refuser catégoriquement tous « produits » provenant de l’exploitation animale, pour s’alimenter (comme la chair bien entendu, mais aussi les œufs, les laitages, le miel etc), pour s’habiller (peau, laine, fourrure, plumes, etc), pour se divertir (chasse, cirque, corrida, zoo, équitation, etc) et pour le quotidien (produits testés sur les animaux, comme les cosmétiques, produits d’entretien, etc). Le véganisme s’inscrit dans une démarche globale rejetant tout ce qui n’est pas éthique envers les animaux. Cette démarche se veut évolutive, en fonction des alternatives proposées (notamment dans le secteur pharmaceutique).


Le végétarisme ne doit pas être vu comme une étape à franchir et encore moins comme une fin car il implique autant de souffrances envers les animaux non humains que l’omnivorisme (les produits laitiers par exemple, mettent en cause l’insémination forcée des vaches, le retrait de leurs petits qui seront, suivant leur sexe, engraissés et tués ou exploitées à leurs tour pour l’industrie du lait…). Par ailleurs, les personnes sensibles à la cause animale, qu’elles soient déjà végane ou non, sont les bienvenues si elles souhaitent évoluer vers un mode de vie vegan. Les militant-es de RAGE seront là pour guider et conseiller au maximum, afin que le changement se fasse dans les meilleures conditions possibles (alimentation, vie sociale, etc).


Le RAGE ne fait pas la promotion de campagnes visant à des réformes sur le bien-être animal. En effet, nous ne demandons pas des cages plus grandes, ou des mises à mort plus « douces ». Nous sommes pour l’abolition pure et simple de toutes les pratiques contraires au véganisme.

 

Écologie Radicale

 

Depuis l’émergence des ZAD, l’écologie radicale prend une place de plus en plus importante dans nos luttes, en dehors des partis politiques et des injonctions de l’état au tri sélectif. Si beaucoup ne veulent pas laisser une planète polluée pour les futures générations, nous voulons pour notre part défendre la terre pour elle-même et pour les nombreuses espèces qui y vivent.

 

Le réchauffement climatique, la fonte des glaces, la pollution des océans et la déforestation, largement du à l’élevage intensif, doivent se combattre afin que les animaux humains et non humains qui y vivent puisse y trouver leur place et évoluer dans des conditions favorables à leur épanouissement. Là encore, l’écologie radicale est pour nous indissociable d’une lutte contre le capital et contre les multinationales qui colonisent et détruisent la Terre.

 

Intersectionnalité des luttes

 

Si nous mettons l’accent sur le véganisme et l’écologie radicale, nous pensons que toutes les dominations sont liées et doivent être combattues ensemble. C’est pour cela que nous portons des valeurs antifascistes, féministes et anti-capitalistes.


La destruction de la planète et l’exploitation animale sont des oppressions qui ne peuvent être dissociées des autres dominations de la société et les valeurs portée par le collectif sont aussi anti-capitaliste, féministe, anarchiste, antifasciste. Nous portons des valeurs d’égalité et de justice sociale contre les oppressions de ce monde. De ce fait, les individu-es véhiculant des oppressions (racisme, sexisme, homophobie, etc) ne sont pas acceptées au sein du collectif ainsi que lors des actions ou événements.


Ce collectif fonctionne de façon anti-autoritaire et n’a donc ni chef-es ni dirigeant-es, chaque personne investie a sa place pour proposer des idées et les décisions se prennent collectivement.

 

Moyens d’actions:

 

Stands d’informations, manifestations, projections de documentaires, conférences, débats, happenings, ateliers « home made » (produits de nettoyage, cosmétiques, bricolage), ateliers de cuisine, initiation au freeganisme (récupération gratuite de produits invendus), activités culturelles et sportives, etc.


Lors des actions et événements, nous demandons aux militant-es de ne pas consommer de produits susceptibles d’altérer leur comportement (alcool et autres drogues) et de ne pas fumer en présence des non fumeur-ses, ceci afin de ne pas les incommoder.


Les animaux non humains ne sont pas acceptés lors des actions et événements (hormis les sorties ayant une visée récréative) car ce serait néfaste pour eux (bruit, agitation, etc)

 

Pour un monde libre de toutes les oppressions, libération animale, écologie radicale, révolution sociale.